Lundi 19 mai 2008

Grein úr Fréttablaðinu á Allt-síðunum á laugardag þar sem þið getið séð myndirnar

Árið 1880 hóf göngu sína kvennablað, útgefið í París, að nafni Le Petit Echo de la Mode (Litla bergmál tískunnar) og var í eigu þingmannsins Charles Huon de Penanster. Í  þessu vikublaði voru uppskriftir að ýmsu góðgæti, góð ráð um barnauppeldi, innanhússkreytingar, leiðbeiningar um saumaskap, prjónauppskriftir, útsaumur og póstverslun sem minnir á nútíma netverslun. 1887 hóf svo framhaldssagan göngu sína og blaðið seldist þá í hundraðþúsund eintökum.

Einhver myndi kannski kalla þetta litla blað kerlingabækur en góð húsráð voru í hverju eintaki sem komu sér vel í tveimur heimstyrjöldum þegar hart var í búi og lítið um efni til tískuhönnunar. En meðan á þeim stóð var blaðið minnkað vegna pappírskorst. Þá var til dæmis sýnt hvernig rekja mátti upp peysur og prjóna úr því eða hvernig á að sauma jakkaföt á drengi upp úr notuðum jakkafötum heimilisföðursins og í skyrtuna var að sjálfsögðu notað hvítt léreft úr blússu af móðurinni! Tískan var hins vegar fyrirferðarmest í blaðinu og í hverri viku birtust snið svo húsmæður gætu saumað á sig og fjölskylduna eftir nýjustu tískustraumum. Blaðið átti reyndar stóran þátt í að gefa almenningi tækifæri til að fylgja tískunni. Fjöldaframleiðsla á fatnaði sem á frönsku kallast prêt-à-porter, þekktist ekki á þessum tíma. Reyndar er fjöldaframleislan ekki eldra fyrirbæri hjá tískuhúsunum en frá sjöunda áratugnum og var það Yves Saint Laurent sem var fyrstur til að hefja slíka framleiðslu og opna búðir með þessum varningi. Efnameira fólk hafði sína saumkonu eða klæðskera og seinna meir hátískuna eftir því sem fleiri tískuhús opnuðu á 20. öldinni. Hinir urðu að sauma á sig sjálfir.

Þegar best lét fór blaðið í eina og hálf milljón eintaka um 1950 sem er ekki svo lítið.

Endalok Le Petit Echo de la Mode má líklega rekja til tískublaðanna sem komu fram á sjónarsviðið á seinni hluta 20. aldar. Elle er til dæmis rúmlega sextugt tískurit. Þau tóku annars vegar við hlutverki þessa litla hagnýta blaðs hvað varðar kynningu strauma og stefna í tískuheiminum og hins vegar má rekja minkandi sölu til fjöldaframleiðslu á fatnaði hvort sem er ódýrari varningur eða framleiðsla fínni tískuhúsa. Konur hættu smátt og smátt að sauma og eftir níutíu ára sögu var blaðið selt til helsta keppinautarins, Femmes d´aujourd´hui, sem þótti nútímalegra. Nafnið hélt lífi í rúmlega öld allt til 1983.

Í fjórða hverfi Parísar í byggingu Forney-bókasafnsins, Hôtel de Sens, hefur um skeið verið hægt að skoða sögu eins elsta tískublaðs í heimi og umleið sýndur fatnaður sem tengist hverju tímabili í sögu þess.

 

 

 

par Bergthor Bjarnason
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Dimanche 18 mai 2008

Chers amis,
Je voudrais commencer par vous remercier d’être venus si nombreux à cet atelier citoyen organisé par le Pacte rénovateur. Merci à vous David, Dominique, Thomas, pour votre travail, merci à tous ceux qui ont participé à la rédaction des synthèses, et merci enfin à ceux qui se sont exprimés ce soir.

La consultation participative pour préparer le congrès est une démarche indispensable et rassembleuse. C'est une démarche de respect. Et les militants méritent ce respect, eux sans qui aucune victoire ne serait possible. On a vu dans les deux synthèses présentées ce soir que vous avez les mots justes.

Nous croyons que le débat d’idées et le respect des arguments de chacun est la seule méthode digne de notre idéal, capable de surmonter les épreuves, les discordes, les incompréhensions, les facilités et de nous remettre, comme nous le devons, en ordre de bataille pour proposer demain une alternative à la politique de la droite.

C’est parce que nous sommes profondément attachés à notre parti que nous voulons le rendre plus fort, plus attractif, en faire un parti avec de très nombreux adhérents, le parti de toute la société française, ouvert sur la société, engagé dans les luttes de son temps, menant les batailles idéologiques, portant un projet sans double langage, responsable, moderne, capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale, de laïcité, de progrès partagé. Ce Congrès, pour nous, doit être un Congrès utile et serein, qui permette une dynamique de rassemblement, de projet, de conquête et de victoire ; d’amitié et de sérénité aussi.

La méthode qui consiste à faire vivre le dialogue et la réflexion entre nous, à écrire ensemble notre projet, en associant toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, est la bonne méthode. Parce qu’elle est respectueuse des militants, parce qu’elle ne reproduit pas les anciennes méthodes, parce qu’elle se déroule dans la clarté, parce qu’elle préserve notre unité, parce qu’elle permet de mobiliser l’attention et l’écoute des Françaises et des Français. La démocratie doit être le cœur de notre projet. La gauche, pour gouverner demain, pour conquérir le pouvoir d’abord, a besoin de construire dans la société un vrai pouvoir de conviction.

C’est pourquoi nous avons choisi cette méthode, avec toutes celles et tous ceux qui voudront se joindre à nous, pour réfléchir ensemble au nouveau Parti socialiste que nous allons devoir construire tous ensemble, pour être à la hauteur de notre tâche historique dans cette période où les Français sont profondément inquiets. Ce travail, nous l’accomplissons avec les acquis des trois Forums de la rénovation conduits par François Hollande et l’actuelle direction sur le marché, la nation et l’individu.

Dans la continuité de l'espérance soulevée dans la campagne présidentielle puis des bons résultats des élections législatives et municipales, les socialistes peuvent et doivent réussir un beau congrès. Je ferai tout pour cela.

Et si l'on veut une gauche qui permette à chacun d’être acteur de sa propre vie et donc de la société, parce que les deux vont de pair, alors c'est une gauche qui doit permettre la prise de parole de chacun et qui prend en compte la parole de tous.

D'ailleurs nous nous sommes tous sentis socialistes quand un homme a dit un jour, en 1990, dans un discours sur les banlieues : « Sans la participation la plus large de tous, il n'y aura pas d'identité, il n'y aura pas de dignité, jamais non plus il n'y aura de citoyenneté ». Cet homme, c'était François Mitterrand. C'est auprès de lui que j'ai forgé mes convictions, que j'ai appris ce que qu'était la politique, lui qui répétait : la « politique, c'est parler aux gens »

Cet homme là, le 13 juin 1971, lors d'un congrès fondateur pour le parti socialiste, à Epinay, cet homme, appuyé par Pierre Mauroy pour réussir la mutation et la modernisation, avait dit aussi ceci : « La démocratie... finit par manquer d'imagination, par confisquer tout cela au citoyen, à l'individu, à celui qui veut lui même être capable, par l'information et par la formation, par le dialogue et aussi par l'organisation des partis de gauche, capable de penser lui-même et de décider. » Que dire de plus pour convaincre ceux qui déforment ou dénigrent la méthode que nous avons choisie.

Cette consultation, contrairement à ce que j'entends parfois, ne part pas de rien. Nous y proposons, avant les 10 questions, les valeurs qui nous rassemblent et un diagnostic de la période
 

 Les sept valeurs et objectifs qui nous guident

1.Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.

2.Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.

3.La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

4.La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.

5.Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.

6.Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.

7.La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.

- Les dix sources d’inquiétude des Français

1.   un capitalisme qui perd la tête ;

2.   la dégradation du niveau de vie ;

3.   les fragmentations et le descenseur social  à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;

4.   l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;

5.   le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;

6.   le doute sur l’efficacité de l’Etat ;

7.   le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;

8.   l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;

9.   les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;

10.      une planète menacée d’autodestruction.

Bien sûr que les militants et les Français veulent des réponses ! Mais pas n'importe lesquelles : des réponses efficaces parce que fondées sur une juste perception des attentes du peuple français, des problèmes qu'il affronte, des obstacles qu'ils rencontre.

Je crois que s'écouter et échanger entre responsables et citoyens, c'est le contraire du « populisme démagogique ». C'est même le meilleur moyen de lutter contre le populisme qui surfe sur les peurs et les sentiments de ceux qui se sentent délaissés, abandonnés à leur solitude, parfois même méprisés. Vingt-cinq premiers fédéraux ont adhéré à cette démarche, animée par Vincent Peillon. Gérard Collomb, François Rebsamen ont signé un texte de maires. Maxime Bono a lancé un appel ouvert à d’autres élus, déjà une cinquantaine de ma région.

Le populisme se méfie comme de la peste des citoyens informés et éclairés capables de se placer du point de vue de l'intérêt général d'un territoire, petit ou grand. Ou d'un parti politique !

Alors je le dis ici, je le redis : oui le responsable politique doit décider, trancher, oui il doit prendre ses responsabilités. Parfois d'ailleurs en allant à contre-courant de l'opinion dominante. Mais les conditions dans lesquelles il décide et prend ses responsabilités ont profondément changé. L'heure du politique jupitérien, omniscient et omnipotent, qui décide dans la solitude de son bureau du destin du pays, cette heure est passée. L'heure du politique élu tous les cinq ans, qui décide, entouré d'experts, sans écouter les citoyens et sans évaluer auprès d'eux ses décisions, cette heure-là aussi est dépassée. La première année de présidence de Nicolas Sarkozy ne m'a pas fait changer d'avis sur ce point ! C'est le moins qu'on puisse dire. Chacun constate aujourd'hui les dégâts causés par un pouvoir enfermé dans sa surdité aux malaises et aux colères.

Aujourd'hui, non seulement Nicolas Sarkozy n'a pas su rétablir la confiance, mais la défiance est revenue encore plus fortement. Parce qu'il n'a pas mobilisé les acteurs individuels, sociaux, économiques et politiques de la société française. Et de ce fait, le fossé entre les gouvernants et le vécu des Français est revenu bien vite. Là réside une des causes profondes de cette déception. A la racine, il y a une pratique du pouvoir, une conception de l'Etat et de la société qui est erronée, inefficace et qui devient la source de désordres. Ce discours volontariste qui ne s'est appuyé ni sur la démocratie parlementaire, ni sur la démocratie sociale, ni sur la démocratie citoyenne a conduit non seulement à l'abaissement de la fonction présidentielle mais à la révolte sociale comme elle s'est manifestée hier dans toute la France pour défendre les services publics, ciments de la Nation.

Fragilité démocratique, faiblesse économique, dureté sociale. Dans ce moment d’inquiétude et d’abaissement national, nous devons avoir une grande ambition collective. La France s’enfonce dans une crise multiforme. Nous devons nous préparer à tracer un chemin. Cela suppose d’oser nous remettre en question, nous remettre en mouvement. Pour préparer la France de demain, il nous faut construire la force politique capable de porter cette exigence et cette dynamique. Le Parti socialiste est cette force. Toute son histoire en témoigne. Il est l’héritier d’une grande tradition de luttes intellectuelles, politiques, sociales, sociétales.

Il a su, à chaque moment de son histoire, se transformer. La fidélité à ce que nous sommes, à l’idéal qui est le nôtre, aux combats de nos prédécesseurs, se mesurera à la capacité qui sera la nôtre de leur donner de l’avenir, à recréer le mouvement, à relancer l’espérance, à retracer des perspectives. Exercer notre responsabilité, être à la hauteur de nôtre tâche, c’est proposer une mutation, c’est créer les conditions pour ouvrir tous ensemble un nouveau cycle politique. C’est ce que les Françaises et les Français attendent de nous : ce sera une étape essentielle de la reconquête de leur confiance, ce sera un élément déterminant pour pouvoir réussir notre action lorsque nous aurons à nouveau la responsabilité du destin du pays. Nous pourrons convaincre que nous pourrons demain transformer la société française, la remettre en mouvement, avec efficacité et justice, si nous sommes capables de nous transformer nous-mêmes, sans rester figés, immobiles, avec les mêmes méthodes, les mêmes discours, les mêmes synthèses ! C'est pourquoi je prends ici devant vous cet engagement : dans ce congrès, je parlerai aux militants comme aux Français. Pas de faux débats, de postures théoriques, de formules toutes faites, soi-disant pour flatter les militants. Je ne veux pas flatter les militants, je veux les respecter et les convaincre.

Notre démarche, aujourd'hui, ce doit être de relancer la gauche, comme le faisait François Mitterrand il y a 35 ans. A quoi sert le Parti socialiste ? Nous croyons qu'entre la liberté d'entreprendre et la liberté d'écraser, il y a un espace assez vaste où chacun puisse être debout et mouvement.

Le congrès socialiste sera utile au pays et aux Français, quand il aura conforté, renouvelé ou complété ses idées et ses propositions, pour que chaque Français puisse être debout et en mouvement. Cela, il le fera à partir des acquis de ses années de combat et de travail, à partir de l’expérience de la campagne présidentielle, à partir des attentes des forces sociales et syndicales et de la prise en compte des profondeurs du pays. Le parti socialiste n'est pas une fin en lui-même, c'est la valeur démocratique dont la France a besoin, pour que la gauche soit en situation crédible d'incarner le changement.

Je crois que le Parti socialiste est capable de dépasser des clivages qui l'affaiblissent dans des confrontations. Pour ou contre la mondialisation, réalisme économique ou justice sociale, prévention ou répression, ouverture ou non des frontières aux flux migratoires, j’en oublie : ce n’est pas par un équilibre savamment dosé entre des contraires que nous sommes clairs. Nous sortirons des impasses par l’innovation et la conviction politiques et par le vote des militants sur des lignes politiques assumées : une vision de gauche pour la société réelle, telle qu’elle est aujourd’hui, pour le monde tel qu'il est. Une gauche sûre de ses valeurs – la justice d’abord, mais décomplexée face aux réalités. 

Le PS est bien à la croisée des chemins, ceux de la renaissance ou du sur-place. 

Le succès des municipales ne doit pas occulter la montée des abstentions. Nous avons des efforts considérables à faire pour donner envie d'adhérer au PS. Il nous manque en effet des femmes, des jeunes, des employés et des ouvriers, la France métissée qui est venue massivement voter à l'élection présidentielle. Moi je veux que ces électeurs viennent au parti, restent et pèsent sur la transformation de la société.

En revanche, là où le parti a su irriguer partout, c'est par ses élus. Et nous devons, en repensant notre organisation, irriguer davantage notre projet national par les actions, les innovations, les réussites, les valeurs mais aussi leurs applications. C’est ce qui nous vaut l'estime des gens.

Nous devons tout faire pour garder une partie importante des adhérents venus nous rejoindre Nous n’avons pas su les garder... Parfois même on n'a pas voulu les garder, ces militants différents qui venaient troubler les équilibres savants installés depuis des années ... Mais la diversité des militants il faut la défendre, c'est comme la biodiversité, elle est indispensable à notre survie ! Et comme pour elle, le recul de la diversité serait un signe de  déclin. Le signal de la forte abstention lors des élections municipales ne doit pas nous laisser indifférents.

Réussir la mutation du Parti socialiste, c'est se fixer trois obligations:

·       ouvrir le PS et faire évoluer son militantisme ;

·       définir les lignes de forces d'un projet politique pour les quatre prochaines années ;

·       rassembler un parti uni, fort et renouvelé, ce qui permettra d'ailleurs de réussir les échéances électorales si proches des européennes et des régionales et de les aborder de façon offensive.
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Chers amis, chers camarades

Je sillonne la France depuis de longues années maintenant ; cet hiver encore, j’étais sur les routes pour soutenir nos candidats dans les mairies. Et partout le même constat, partout cette impression que l’avenir nous file entre les doigts, partout la blessure de sentir que nous ne sommes plus maître de notre destinée. Je sais que les Français aujourd’hui – et les jeunes surtout – n’ont pas peur de leur avenir ; non, ils ont peur de ne plus avoir d’avenir.
 

Les transitions sont toujours difficiles et inquiétantes entre ce qui n'est déjà plus et ce qui ne semble pas encore être là. C'est mon rôle d'indiquer comment je vois les lignes de force qui se dégagent, et quelles conséquences on peut en tirer pour agir juste et fort. C’est toujours ainsi que j’ai conçu mon rôle de responsable politique : à l’écoute pour mieux éclairer le présent et décider pour l’avenir.

Le monde est devenu plus violent, plus inégalitaire, plus risqué, plus contradictoire : nous n’avons jamais été aussi riches et pourtant les destins sociaux n’ont jamais semblé aussi scellés et rigides ; les individualités veulent s’exprimer, parfois dans leur toute puissance, et pourtant le besoin de règles collectives n’a jamais été aussi intense ; les énergies doivent être libérées, mais pas au prix d’un démantèlement des protections et des sécurités sociales ; notre maîtrise technologique est inédite et pourtant nous n’avons jamais été aussi fragiles face aux désordres que nous provoquons (OGM, réchauffement).

Les bouleversements de la mondialisation ne sont pas seulement à notre porte, à nos frontières. Ils sont déjà en nous même, car la France ne s’est jamais construite à l’abri du monde. Ce monde qui advient, nous ne pouvons pas l’affronter avec un Parti qui repousserait son rendez-vous avec l'Histoire et cèderait à la tentation d'un ajustement superficiel.

Au fond, nous savons tous qu'il faut poser les problèmes différemment si nous voulons, ensemble, pas simplement entre socialistes mais avec tous les Français, sortir par le haut du gâchis d'aujourd'hui et de la France atone que nous laisse Nicolas Sarkozy.

Le parti socialiste doit être une envie, une énergie, une rigueur. Le PS doit devenir le parti que l'avenir trouve utile.

Alors comment aime t-on un Parti ?

On peut aimer une histoire – nous aimons celle de la France,

On peut être fier d'un héritage – nous sommes fiers de celui d’une gauche qui sait gagner quand elle le veut

On peut vouloir s'inscrire dans un grand récit qui a su porter l'espoir et changer vraiment les choses – nous nous inscrivons dans l’histoire socialiste française.

On peut aimer les militants qui s'engagent, qui sont portés par leurs convictions, qui consacrent leur temps et parfois leur vie entière à un idéal.

On peut aimer ceux qui savent résister dans l'adversité, qui prennent des risques et qui rêvent au-delà des déceptions du présent.

Ils sont nombreux au Parti socialiste. J'en connais beaucoup. Je les respecte tous. Et n'oublions jamais ce parti de la base qui fédère autour de lui les espérances, comme à Charléty et dans tous les rassemblements populaires

Mais je sais aussi que les sentiments ne sont jamais aussi forts que lorsque nous sommes entraînés ensemble dans une dynamique d'avenir. C'est pourquoi avec les milliers de celles et ceux qui ont porté leur pierre à cette consultation, je vous confirme que nous ferons une offre politique aux militants sous forme d'une contribution puis d'une motion qui s'adressera aussi aux Français qui sont à l’écoute de ce que nous faisons et disons.

Nous savons tous que le Parti socialiste a besoin d’un leadership et d’une équipe pour le conduire, car un Parti n’est jamais distinct des hommes et des femmes qui le font vivre.  

Ma conception du leadership, mon expérience, la réflexion collective, me pousse à dire aux uns comme aux autres, aux socialistes comme aux Français, ce que je crois juste, ce que je crois efficace, ce que je crois conforme à nos valeurs, ce que je crois capable de constituer un guide pour l'action. Il n'y a pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs. Les militants n'en veulent pas. En ce qui me concerne, je l'ai prouvé, le débat sera respectueux et maîtrisé. Le vrai risque ce n'est pas l'affrontement ; c'est que, sous prétexte de l'éviter, rien ne change. Vous ne trouverez jamais non plus jamais dans ma bouche des mots désagréables ou désobligeants pour ceux qui, autour du Premier Secrétaire, conduisent le Parti jusqu’au Congrès en ayant gagné des batailles et protégé notre unité.

Nous allons porter ensemble des orientations, une conception du renouveau du socialisme en France. Nous allons défendre l'idée de créer un Parti socialiste, qui soit le centre de gravité pour toute la gauche. Tout cela sera en débat.

Les militants et eux seuls apprécieront et voteront. Je veux un congrès intéressant et généreux qui s'élève et qui nous élèvent par le débat d'idées. Et vous pouvez compter sur moi pour le monter d'un cran.

Alors, si les militants partagent de manière significative les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent. Pour ces adhérents comme pour nos millions d’électeurs, il ne serait d’ailleurs pas compréhensible que je n’avance pas avec eux. C’est le principe de la sincérité qui depuis l’origine guide mes décisions politiques. 

C’est pourquoi si les militants en décident ainsi et l’estiment utile pour le PS, j'accepterai avec joie et détermination, d'assumer cette belle mission de chef du parti socialiste.

par Bergthor Bjarnason
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Samedi 17 mai 2008
par Bergthor Bjarnason
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Vendredi 16 mai 2008

Bonjour à tous et toutes,

 

Suite aux blocages constatés à Solférino, une réunion était organisée mardi soir pour faire le point sur notre initiative et réfléchir au meilleur moyen d’agir avant que ne commence vraiment le processus du Congrès.

 

La seule solution que nous avons trouvée pour apporter vraiment un « plus » et essayer d’influer sur la nature du débat est de déposer très vite un texte qui liste 10 ou 15 questions concrètes auxquelles toutes les motions seraient invités à répondre.

 

Le 25 mars, au Conseil National, presque tous les orateurs ont dit que le Congrès de 2008 devrait être vraiment différent des Congrès qui l’ont précédé.

 

Pour limiter le risque de combats fratricides et pour que ce Congrès débouche sur un vrai renouveau politique, plusieurs ont suggéré qu’on élabore une liste de 10 ou 15 questions qui seraient posées à tous ceux qui vont rédiger des motions.

 

Figures libres et figures imposées

« C’est comme en patinage artistique, explique un militant. Avant les figures libres, il y a les figures imposées. Ce serait bien que toutes les motions aient quelques figures imposées et qu’elles répondent aux questions concrètes que se posent les militants (et la plupart des Français).» 

 

Notre pétition a été refusée par la direction du PS et nous n’avons rien pu faire car les statuts du PS sont totalement flous concernant une pétition. Par contre, maintenant qu’une Convention nationale est convoquée en bonne et due forme pour le 14 juin, un texte signé par 5.000 militants sera forcément inscrit à l’ordre du jour et envoyé à tous les militants pour être soumis à leur vote.

 

Si notre proposition reçoit d’ici là le soutien d’une majorité des militants, le 14 juin, le PS adoptera trois textes :

1 > la nouvelle Déclaration de principe.

2 > les modifications apportées à nos statuts.

3 > une grille de questions auxquelles les motions seront invitées à répondre.

 

Aucune ambiguïté

Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, précisons que ce texte que nous voulons déposer sera signé par des militants et des élus de toutes sensibilités.

 

La pétition lancée en décembre rassemblait des élus et des militants de toutes les sensibilités du parti. Ce nouveau texte sera signé lui aussi par des élus et des militants de sensibilités diverses qui savent déjà qu’ils signeront des motions différentes. Mardi, autour de la table, il y a avait des élus et des militants de courants différents. Nul n’a caché ses préférences ou ses questionnements. Cela ne nous empêche pas de réfléchir et d’agir ensemble pour favoriser le renouveau du PS. 

 

* * * *

 

J’ai été désigné volontaire pour rédiger un projet de texte.

 

Vu les délais extrêmement courts (le vote sur les textes est prévu pour le 29 mai…), nous n’avons pas le temps d’une vraie élaboration collective. Malgré tout, malgré tous les risques de frustration que cela entraîne, nous invitons tous ceux et celles qui le veulent à nous envoyer des textes courts (maximum 1 page) d’ici samedi soir.

 

Quelle est la question ou les 2 ou 3 questions concrètes que vous voudriez que les différentes motions soient invitées à traiter ?

 

Que vous soyez au PS ou que vous n’y soyez pas,

toutes vos propositions sont les bienvenues.

 

Bien cordialement

Pierre LARROUTUROU

par Bergthor Bjarnason
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Vendredi 16 mai 2008
Tískupistill úr Fréttablaðinu fimmtudag 15. maí 2008
 

Sumir halda að snyrtivörurnar í hillum verslana sem eru merktar ,,men” eða ,,pour homme” séu þar aðeins til þess að sanna tilvist sína og ætlaðar þröngum hópi. En þetta er misskilningur því það er velgegni þeirra sem hefur tryggt þeim plássið. Hinir sömu nota sjálfsagt aðeins eina tegund snyrtivara: 8X4. Líklega getum við verið ánægð með að þeir noti þó þessa vöru því í sumum Evrópulöndum er notkunin ansi lítil. Aðeins nítján prósent hjá Ítölum, þrjátíu og níu  hjá Spánverjum meðan Danir eru níutíu prósent að nota þessa vöru. Þetta kemur fram í könnun sem Gillette rakvélaframleiðandinn hefur látið gera í tólf Evrópusambandslöndum. Að meðaltali eyða Bretar tuttugu og fjórum mínútum á dag í baðherberginu meðan Ítalir eyða þar aðeins átta mínútum. Ítalski hjartaknúsarinn er því aðeins minna spennandi í návígi en úr fjarlægð. Snyrtivörubylting herranna virðist hafa haft gríðarleg áhrif á hegðan karlmanna síðustu ár því nærri annar hver karlmaður notar nú rakakrem sem þótti ansi skrýtin hegðan fyrir ekki svo löngu. Ekki ólíklegt að hlutfallið sé enn hærra meðal kynslóðar yngri snyrtipinna og því lægra meðal þeirra eldri sem ekki eru líklegir til þess að breyta venjum sínum.

Flestir karlar læra upp á eigin spýtur að raka sig, fjórðungur þeirra eyðir hárum víðsvegar á líkamanum og enn samkvæmt könnunum þá tengja konur ekki karlmannlega ímynd við hárvöxt. Oftast eru hárin rökuð en sérfræðingar mæla með háreyðandi kremum eða vaxmeðferð þar sem að rakstur eykur hárvöxtinn. Það nýjasta er háreyðandi spray.

Fyrir nokkrum árum sendi Jean-Paul Gaultier frá sér snyrtivörulínu með herrafarða. Nú fylgja aðrir í kjölfarið og sífellt fleiri bjóða einhvers konar lit á andlitið fyrir herrana, litað krem, púður eða í eins konar krít til að nota á bauga. Þessar vörur eru fyrst og fremst til að gefa hressandi útlit en ekki beinlínis eins og farði og notkunin á ekki að sjást svo ekki falli skuggi á karlmennskunaímyndina. 

Að vanda á vorin flæða sumarilmvötnin á markaðinn og allar mögulegar formúlur eru nothæfar til að skera sig úr í samkeppninni. Til dæmis fjörtíu ára afmæli ,,Maí 1968” sem víða er minnst með sýningum og bókaútgáfu. Af því tilefni skírir Kenzo nýjasta ilmvatn sitt Peace and Love í anda hippatíma og er auðvitað fyrir bæði kynin. Ekki víst að það séu mjög sterk pólitísk skilaboð þar að baki. Calvin Klein endurnýjar Eternity með Summer í takmörkuðu upplagi eins og hjá Escada en þar heitir það Moon Sparkle. L´Homme, nýjasta ilmvatn Yves Saint Laurent kemur einnig á markað í sumarútgáfu, Eau d´été.

 

par Bergthor Bjarnason
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Mercredi 14 mai 2008



POLITIQUE -
 Un article du Libération aujourd´hui

La scène se déroule dans le centre-ville de Vienne (Isère), mardi en fin de matinée, une heure et demie avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat visite une usine à ce moment-là, et il est attendu ensuite dans la salle des fêtes de Vienne, pour  participer à une table ronde sur "la modernisation de l'économie française". Des militants veulent manifester aux abords. Certains du PS, d'autres du PCF, d'autres encore de la la LCR. Ils sont environ 150 à 200, selon un journaliste présent. Mais il y a également énormément de policiers en civil, sur la place et dans toutes les rues avoisinantes. Normal pour une visite présidentielle. Sauf que le journaliste présent constate que les policiers sont en train de contrôler et fouiller les militants, et surtout de saisir tous leurs tracts, leurs autocollants, et même leurs journaux. Celui-ci a Rouge dans son sac ? Saisi. Celui-là l'Huma à la main ? Saisi également. Quelques jeunes gens de la LCR refusent de remettre leurs tracts, ils sont alors menottés et embarqués. Sous l'objectif d'un 
photographe...


par Bergthor Bjarnason
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Mercredi 14 mai 2008
par Bergthor Bjarnason
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Lundi 12 mai 2008

 

Bonjour à tous et toutes,

Je reviens vers vous pour vous donner quelques nouvelles de notre initiative.

 

D’abord une bonne nouvelle.

Suite à la tribune parue dans Le Monde du 24 avril et suite au travail de conviction fait par chacune et chacun d’entre nous, plus de 7.400 militants PS et quelques 19.000 citoyens "non-PS" ont signé cette pétition.

 

Dans l’ensemble, notre initiative a été plutôt bien accueillie. Une preuve parmi d’autres : l’éditorial du Monde de ce jeudi 8 mai commence par citer notre initiative.

 

« Au boulot les socialos ! » L'injonction émane de Pierre Larrouturou, délégué national à l'Europe du Parti socialiste, dans un ouvrage décapant, Le Livre noir du libéralisme (éd. du Rocher, 2007). Ce quadra qui joue les poils à gratter rêvait alors d'un "joli mois de mai" où le PS, mettant entre parenthèses la guerre du leadership, présenterait aux Français, au lendemain d'une double victoire aux élections municipales et cantonales, un projet alternatif, sous la forme d'un "nouveau contrat social". Les socialistes ont gagné, très nettement, ces élections locales, mai 2008 est là, mais le projet est toujours dans les limbes.

 

Pourtant, même si la querelle des chefs monopolise l'attention, les socialistes se sont mis au travail. Ils ont même posé les premiers jalons de leur rénovation, en trouvant un consensus sur une nouvelle "déclaration de principe". (…)

 

Cet aggiornamento consensuel n'augure pas forcément d'un congrès tranquille.

 

En 1990, le congrès de Rennes avait adopté à l'unanimité, en ouverture, sa "déclaration de principe" avant d'atteindre le paroxysme dans ses déchirements.

 

 

En lançant cette initiative, nous voulions réunir le soutien de 5.000 militants PS et de 50.000 citoyens "non-PS". L’un des objectifs est largement atteint. Pour l’autre, sans doute n’avons nous pas su expliquer assez clairement que ce qui se passe au PS concerne l’ensemble des citoyens. Sans doute aussi, beaucoup de ceux qui ne sont pas au PS ont une image tellement dégradée du parti qu’ils pensent inutile de signer une pétition…

 

Hélas (c’est la mauvaise nouvelle), le blocage du côté de Solférino est toujours le même. François Hollande est son équipe refusent absolument le débat sur notre proposition. Il faudra un jour que François Hollande nous explique pourquoi il refuse même de nous recevoir… Il pense finir son mandat en beauté, en faisant voter à l’unanimité une nouvelle Déclaration de principe, mais un nombre croissant de militants et d’élus sont furieux de voir que le PS est inaudible (ou presque) alors que la droite annonce chaque semaine une nouvelle "réforme".

 

"Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Si on recommence à fuir le débat de fond comme on l’a fait depuis 1997, qui nous dit que 2012 sera pour la gauche un meilleur cru que 2002 ou 2007 ?" s’interroge un élu de l’Ouest.

 

Et dans Le Nouvel Observateur, alors que François Hollande était souvent désigné par le surnom sympathique de Culbuto (il se relève après chaque défaite), il apparaît maintenant comme Le Grand Etouffeur. "Le grand étouffeur vous salue bien ! " écrit Le Nouvel Observateur du 3 avril en rendant compte de la stratégie de François Hollande après les municipales.

 

Que pouvons-nous faire ?

Face à ce blocage, que pouvons-nous faire ? Certains ont trouvé que notre tribune dans Le Monde était trop soft, trop gentille… Certains d’entre vous, depuis 2 semaines, proposent que nous organisions un sitting devant Solférino pour faire savoir le scandale et faire pression sur la direction.

 

Personnellement, j’ai parfois envie d’être plus dur. Je trouve absolument scandaleux ce refus du débat. Mais en parlant avec bon nombre de signataires, nous pensons qu’une action façon "sitting" serait contre-productive.

 

Mardi 13 mai à 18 heures, à l’initiative de trois parlementaires (Geneviève Gaillard, Claude Saunier et Pierre-Yves Collombat), une réunion est organisée au Sénat pour réfléchir au(x) meilleur(s) moyen(s) d’agir.

 

Cette réunion a été organisée très vite et la seule salle disponible est une petite salle. Nous ne pouvons donc pas inviter tous les signataires. Désolé !

 

1 > on organisera sans doute une rencontre ouverte à tous d’ici l’été.

2 > d’ici mardi soir, merci de nous faire remonter toutes vos idées. Que pouvons-nous faire d’ici la fin juin pour mettre de l’intelligence et du concret dans le débat ?

 

A partir du 1er juillet, avec le dépôt des contributions, le temps du Congrès sera pleinement ouvert. Mais d’ici là (il reste encore 7 semaines et le mois de mai va être chaud) que pouvons-nous faire ?

 

Que vous soyez au PS ou que vous n’y soyez pas,

toutes vos propositions sont les bienvenues.

 

Bien cordialement

Pierre LARROUTUROU


 

 

par Bergthor Bjarnason
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Mercredi 7 mai 2008

Il y a un an les français ont commis une grave erreur. Ils ont raté un rendez-vous avec l´histoire en élisant Nicolas Sarkozy président. La France aurait pu être le premier grand pays d´Europe à élire une femme présidente. Ils ont cru le roi de la démagogie et du mensonge (président du pouvoir d´achat, les petites retraites, droits de l´homme, Tibet, Chine, Tunisie, Kadhafi), ou peut-être tout simplement à ce que le candidat Sarkozy disait et croyait à ce moment-là, faute de maturité politique. Il pensait que deux-trois claquements de doigts suffisaient pour remettre la France sur les rails, tellement Nicolas Sarkozy se croyait formidable.

Mais les français n´avaient pas uniquement la possibilité d´élire une femme. Ils avaient la possibilité d´élire une femme formidable, femme de conviction qui a fait des promesses de campagne raisonnables. Une femme en rupture avec les années Chirac et qui fait de la politique autrement. Certains disaient et le disent encore qu´elle n´avait pas de programme quand elle en avait deux ! Le programme du Parti Socialiste et son projet présidentiel. Pas mal non !

par Bergthor Bjarnason
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Jeudi 1 mai 2008

Depuis plusieurs semaines je n´arrive plus à écrire, j´écoute les informations, je suis l´actualité mais je n´arrive plus à aller plus loin, analyser l´actualité et mettre en mots mes pensées, agir. Et pourquoi n´ai-je pas envie d´écrire. Voilà pourquoi : les nouvelles sont tellement mauvaises jour après jour que je ne sais plus quoi dire. Baisse du pouvoir d´achat, tout augmente, les bourdes autour du gouvernement, la France avec un président qui voulait défendre les droits de l´homme qui se couche d´abord devant la Chine et puis cette semaine devant la Tunisie. Tout cela a fini par me déprimer. Il est vrai que dans cinq jours cela fera un an depuis l´élection de Nicolas Sarkozy et finalement, c´est peut-être bien ce triste anniversaire qui me coupe l´inspiration, car la plaie ne s´est pas fermée. Surtout quand on voit de mieux en mieux que le président a été élu grâce á toute une série des mensonges.

Mais après avoir regardé à nouveau la vidéo de Ségolène Royal dans le 7-10 sur France Inter la semaine dernière j´ai repris confiance et ma petite déprime est en train de passer. Malgré ses critiques piquantes et justes sur l´année catastrophique de Nicolas Sarkozy à Elysée, Ségolène Royal fait passer un message d´espoir et confiance. Faire de la politique autrement est possible et la France a malgré tout des idées et des énergies qui vont bien finir par émerger. Elle donne aussi de l´espoir sur le fait que la plupart des grandes et moyennes villes ainsi que les régions et les département sont gérés par la gauche qui se battra pour amortir la politique nationale libérale du chef de l´état. Sur le site d´informations Rue89.fr il y a pour la première fois une idée lancée comme quoi avec le perte de terrain du président il sera obligé un moment donné d´utiliser une sortie de secours, connue sous Mitterrand et Chirac : la cohabitation. Aussi détesté qu´il est, il sera bien obligé de faire appel à un(e) socialiste à Matignon pour calmer la situation.

par Bergthor Bjarnason
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